Quelle plage choisir à Rhodes ? Sable, criques et mer calme
Une crique turquoise peut être magnifique sans être le meilleur endroit pour passer toute une journée avec des enfants. Je vis à Rhodes toute l’année, et je conseille de choisir sa plage selon le vent, l’accès et les services autant que selon les photos. Si vous n’avez qu’une journée, mon choix reste Tsambika. Pour les autres envies, voici les différences qui comptent vraiment.
Vérifier les disponibilitésAvant de partir, choisissez le bon côté de l’île
Pour du sable et une baignade généralement calme, regardez d’abord la côte est. Entre Faliraki et Lindos, vous trouverez une bonne concentration de plages sableuses et de baies abritées. L’eau y est habituellement plus chaude et moins agitée que sur la côte ouest.
À l’ouest, les galets sont plus fréquents, le vent plus présent et la mer davantage exposée. C’est un atout pour la planche à voile, moins pour barboter tranquillement avec un tout-petit. Si la mer est agitée de ce côté, passer à l’est permet souvent de retrouver une eau plus plate.
Autre repère utile : les vents de la mer Égée se renforcent généralement à partir de 11 h–12 h. Le matin convient donc mieux à la baignade, tandis que l’après-midi intéresse davantage les amateurs de sports de vent. Ce sont des tendances, pas une garantie de mer calme.
Les distances indiquées ci-dessous sont approximatives et partent toutes de la ville de Rhodes.
Tsambika ou Agia Agathi : le sable avec ou sans services
Tsambika est la plage que je recommande le plus facilement pour une première visite. À environ 26 km de Rhodes-ville, elle réunit du sable doré, une eau chaude et peu profonde, de l’espace, des bars de plage et des activités nautiques. Le monastère de Tsambika, au-dessus de la baie, ajoute un beau décor sans être la seule raison de venir.
C’est surtout une plage où l’on peut rester longtemps sans devoir tout prévoir. Comptez environ 20–30 € pour deux transats et un parasol, à vérifier sur place. L’accès se fait en voiture ou en bus, puis à pied. Les secteurs aménagés peuvent être fréquentés en pleine saison, même si la plage offre davantage d’espace qu’une petite crique.
Agia Agathi, près de Haraki, est mon choix pour une baignade peu profonde dans un cadre naturel. À environ 36–37 km de Rhodes-ville, son sable blond et son eau limpide sont particulièrement agréables avec de jeunes enfants. Mais il faut bien comprendre la différence avec Tsambika : il n’y a ni transats, ni parasols, ni bars, ni toilettes.
Pour Agia Agathi, prévoyez donc votre eau, de quoi manger et votre propre solution d’ombre. On peut y aller en voiture ou en bus suivi d’une marche. Je la préfère pour une journée simple, au plus près de la nature ; je choisis Tsambika quand le confort pratique compte autant que la baignade.
Pour le décor et le masque et tuba, changez de type de plage
La baie Saint-Paul est mon premier choix pour le paysage. Sous le village de Lindos et son Acropole, cette baie abritée offre une eau turquoise et un cadre particulièrement photogénique. On y descend à pied depuis Lindos, ou l’on vient en voiture. Des tavernes et cafés bordent l’eau ; les transats se situent autour de 25–30 € l’ensemble. Elle se trouve à environ 48–50 km de Rhodes-ville.
Pour explorer les fonds avec un masque et un tuba, je privilégie la baie Anthony Quinn. Ses rochers et son eau vert émeraude font autant son intérêt sous l’eau que depuis le rivage. À environ 15–16 km de la ville, elle demande une courte descente à pied après l’arrivée en voiture ou en bus. Prévoyez autour de 30 € pour l’ensemble de transats ; un petit kiosque ou bar est souvent ouvert en été.
Entre Anthony Quinn et Tsambika, le choix est assez simple : Anthony Quinn pour les rochers, les fonds marins et le décor ; Tsambika pour le sable, l’espace et une journée entière plus facile à organiser.
Ladiko, juste à côté d’Anthony Quinn, mérite aussi votre attention. Cette petite crique entourée de collines rocheuses fait partie de mes préférées pour son eau claire et son atmosphère plus intime. Les services restent limités, avec des transats autour de 15–20 € l’ensemble.
- Pour associer baignade et patrimoine : la plage de Kallithea, à environ 6–7 km de Rhodes-ville, puis les thermes historiques tout proches. Les thermes font aussi partie de mes recommandations pour le masque et tuba.
- Pour les formations rocheuses et les petites grottes marines : Traganou, à environ 17–18 km, avec des secteurs aménagés et d’autres laissés naturels.
- Pour une petite baie plus tranquille près de Kallithea : Kavourakia, accessible en voiture ou en bus suivi d’une courte marche.
Avec des enfants, regardez aussi ce qu’il y a derrière la plage
Une entrée douce dans l’eau et peu de vagues sont de bons critères, mais les services changent aussi la journée. Agia Agathi est excellente pour sa faible profondeur ; elle ne remplace pas une plage équipée si vous avez besoin d’ombre à louer ou de repas à proximité.
En dehors de Tsambika, voici les options que je regarderais selon votre lieu de séjour.
- Faliraki : une longue plage de sable à environ 14 km de Rhodes-ville, avec des secteurs familiaux, des restaurants, des bars et des activités nautiques. Les bus depuis la ville sont fréquents. Transats : environ 12–25 € l’ensemble.
- Kathara : une baie moins animée juste à côté de Faliraki, avec de l’eau peu profonde et des tavernes. Un bon compromis pour rester près des services sans retrouver toute l’agitation de la grande plage. Transats : environ 12–16 €.
- Pefkos : du sable doux, de petites vagues et les restaurants du village à proximité, à environ 56 km de Rhodes-ville. C’est mon choix pour une baie sableuse à l’atmosphère détendue. Transats : environ 20–30 €.
- Kolymbia : du sable mêlé de petits galets, une eau calme et peu profonde, ainsi que des tavernes et des activités nautiques, à environ 25 km de la ville. Transats : environ 15–20 €.
- Glystra : une petite baie de sable près de Lardos, à environ 57 km, dont l’eau est généralement calme et peu profonde. Attention : les équipements ont été touchés par l’incendie de 2023 ; les transats et tavernes ne sont plus disponibles. Il faut préparer sa journée en conséquence.
À Rhodes-ville, la voiture n’est pas indispensable
Elli est mon choix le plus pratique si vous logez dans la ville de Rhodes. Près du port de Mandraki et de l’Aquarium, elle permet d’alterner baignade, cafés et visites sans organiser un déplacement. L’eau est claire, une plateforme permet de plonger et les installations sont nombreuses. En revanche, ne vous attendez pas à une plage uniquement composée de sable fin : les galets font partie du décor.
Sur le côté ouest de la ville, Psaropoula et Akti Miaouli sont également accessibles à pied. Psaropoula convient bien si vous voulez des bars, des restaurants et des activités à proximité, avec une eau plus profonde. Akti Miaouli est davantage exposée à la brise et aux vagues, mais intéressante pour le coucher du soleil.
Si votre priorité est une baignade moins agitée avec du sable plus doux, regardez Zephyros, à environ 1–2 km au sud de la ville, côté est. L’eau y est peu profonde et vous trouverez des tavernes et cafés à proximité.
Pour changer de décor sans louer de voiture, Faliraki reste une option simple grâce aux liaisons fréquentes en bus. Ne confondez toutefois pas un arrêt dans une station balnéaire avec une arrivée directement au bord de chaque crique.
Près de Lindos, Vlycha privilégie l’espace au décor emblématique
La baie Saint-Paul gagne pour le paysage, mais Vlycha est l’alternative que je conseille pour une journée plus tranquille. Juste au nord de Lindos, à environ 45–46 km de Rhodes-ville, elle offre davantage d’espace, du sable mêlé de petits galets et une eau claire et peu profonde.
On y accède en voiture ou en bus. Les hôtels occupent les collines au-dessus de la baie et les transats coûtent environ 15–20 € l’ensemble. Si vous cherchez surtout à nager et à vous installer confortablement plutôt qu’à retrouver la vue la plus connue de Lindos, Vlycha mérite d’être retenue.
Pour comparer les possibilités autour du village, gardez aussi en tête la plage de Pallas et la plage principale de Lindos.
Pour déjeuner au bord de l’eau, je choisirais Stegna
À Stegna, l’intérêt n’est pas seulement la plage. Cette baie située sous Archangelos, à environ 30 km de Rhodes-ville, garde une atmosphère de village détendue, avec une eau calme et d’excellentes tavernes de poissons et fruits de mer directement au bord de l’eau.
C’est une bonne destination pour alterner baignade et long déjeuner sans multiplier les déplacements. L’accès se fait par une route sinueuse ou en bus via Archangelos. Les transats sont autour de 10–15 € l’ensemble.
Haraki offre une autre version de cette journée tranquille : une baie en partie couverte de galets, de l’eau claire et une petite promenade bordée de tavernes et de cafés. Comptez environ 36 km depuis Rhodes-ville et autour de 15 € pour les transats.
En juillet et août, cherchez de l’espace plutôt qu’une plage « secrète »
Pour éviter les secteurs les plus fréquentés, mon conseil est de descendre vers le sud et de s’éloigner de Rhodes-ville. Une longue plage où chacun peut s’écarter est souvent plus reposante qu’une petite crique réputée confidentielle.
Gennadi est mon premier choix : une longue étendue de galets, une eau bleue et claire, quelques tavernes et bars espacés le long du rivage. À environ 63 km de la ville, elle offre une ambiance moins dense que les grandes stations du nord. Les transats sont autour de 15–20 € l’ensemble.
Vous n’êtes pas obligé d’aller aussi loin pour trouver de la place : Afandou, à environ 19 km, possède aussi une longue plage de sable grossier et de petits galets, avec des parties aménagées et des coins plus tranquilles.
- Kiotari : privilégiez l’extrémité sud de cette longue plage de galets pour une journée plus calme. La plage se trouve à environ 60 km de Rhodes-ville.
- Plimiri : de longues portions sableuses, peu de bâtiments et seulement quelques secteurs aménagés, à environ 70 km. La voiture est le moyen le plus pratique pour s’y rendre.
- Apollakia : une longue côte naturelle au sud-ouest, à environ 74 km, avec des installations simples. Gardez en tête que le vent peut y rendre la baignade moins confortable.
- Kokkini Ammos : cette plage de sable rouge-doré près de Lindos n’est pas une excursion à improviser. L’accès terrestre emprunte une route très difficile, puis une courte marche ; il n’y a aucun équipement. Un petit bateau constitue une autre possibilité lorsque la météo le permet.
Pour la planche à voile, le vent devient un avantage
Prasonisi, à la pointe sud de Rhodes, est mon choix pour la planche à voile et le kitesurf. Son banc de sable, ses grands espaces et la rencontre des mers Égée et Méditerranée composent un paysage bien différent des baies de la côte est. On y vient en voiture ou en excursion organisée.
Plus près de la ville, Ixia se trouve à environ 4 km et connaît des vents souvent soutenus l’après-midi. Sa plage de galets et son eau profonde ne répondent pas aux mêmes envies qu’une baie peu profonde, mais son accès est pratique en bus, taxi, vélo ou voiture.
Pour apprendre les sports de vent, regardez aussi Theologos. Fanes possède de son côté une pratique du kitesurf plus locale et à plus petite échelle. Sur ces côtes exposées, ne supposez pas que de bonnes conditions pour les voiles signifient de bonnes conditions pour tous les baigneurs.
Naturisme : Mandomata reste le choix le plus clair
Mandomata, à l’extrémité sud de la baie de Faliraki, est la seule plage naturiste entièrement aménagée de Rhodes. Elle est séparée visuellement de la plage principale et dispose d’une taverne à proximité. À environ 14–15 km de Rhodes-ville, comptez autour de 15–20 € pour deux transats et un parasol.
Le fond de la plage de Tsambika est également fréquenté par des naturistes, mais cette pratique y est non officielle. Cette partie est moins équipée que la plage principale et ne propose souvent pas de transats. Ce n’est donc pas l’équivalent de Mandomata en matière de services.
Le prix des transats mérite d’être vérifié avant de s’installer
Pour deux transats et un parasol, les ensembles simples tournent souvent autour de 10–15 €, contre environ 20–35 € sur les plages touristiques populaires. Ce ne sont pas des tarifs fixes pour toute l’île ni pour toute l’année.
Le concessionnaire, le mois, le secteur choisi et le type de transat font varier l’addition. Juin, juillet et août peuvent coûter plus cher, et certains prix changent même en cours de saison. À Elli, la fourchette indiquée va d’environ 20 à 105 € selon l’installation : le haut de gamme n’a pas grand-chose à voir avec deux transats simples.
Si vous recherchez de la musique, des cocktails et un service de restauration au transat, les établissements de plage se concentrent surtout à Rhodes-ville, Ixia et Faliraki. Pour une journée plus simple, comparez les secteurs aménagés plutôt que de choisir uniquement le nom de la plage.
Sur les plages naturelles, l’absence de location ne signifie pas que tout est plus facile : l’eau, la nourriture, l’ombre et les toilettes deviennent les vrais points à anticiper.
Organisez les trajets autour de quelques plages proches
Je ne louerais pas une voiture uniquement pour profiter d’Elli si je logeais dans Rhodes-ville. En revanche, pour explorer les criques et les plages du sud, une location apporte une vraie liberté. Elle permet de choisir sa plage selon les conditions du jour et de ne pas dépendre du dernier trajet depuis un arrêt éloigné.
Sans voiture, regardez l’accès complet, pas seulement l’existence d’un bus. Pour Ladiko, on peut rejoindre Faliraki puis terminer en taxi ou à pied. Tsambika, Agia Agathi et Glystra demandent également une marche après le bus. Pour un seul trajet direct entre votre hôtel et une plage, un transfert privé peut être plus adapté qu’une location.
Pour découvrir plusieurs décors sans multiplier les longues étapes, regroupez Anthony Quinn, Ladiko et Traganou : ces plages sont proches les unes des autres. Vous pouvez aussi associer la plage de Kallithea à la visite des thermes historiques.
Une sortie en bateau peut compléter ces journées pour atteindre des criques, des grottes et certaines baies de la côte est plus difficiles d’accès par la terre. Choisissez-la pour les lieux qu’elle permet réellement de rejoindre, sans supposer que toutes les escales seront possibles quelles que soient les conditions en mer.
Pour explorer les criques et les plages du sud, louer une voiture apporte une vraie liberté. Ce n’est en revanche pas indispensable pour profiter d’Elli depuis Rhodes-ville.
Vérifier les disponibilités →Pour un seul aller-retour direct entre votre hôtel et une plage, envisagez un transfert privé plutôt qu’une location. C’est surtout utile lorsque le bus laisse encore une marche ou un trajet complémentaire.
Vérifier les disponibilités →Une sortie en bateau peut permettre de rejoindre certaines criques et baies de la côte est difficiles d’accès par la terre. Choisissez selon les escales prévues, en gardant à l’esprit que la météo peut modifier les possibilités.
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L’essentiel en bref
Pour une première journée de plage à Rhodes, Tsambika offre le meilleur compromis entre sable, eau peu profonde, espace et services. La baie Saint-Paul se distingue par son paysage sous l’Acropole de Lindos, Anthony Quinn par ses fonds à explorer avec masque et tuba, et Agia Agathi par sa baignade peu profonde dans un cadre naturel sans équipements.
Informations clés
- La côte est est généralement plus calme et plus sableuse que la côte ouest.
- Les vents de la mer Égée se renforcent souvent à partir de 11 h–12 h.
- Agia Agathi ne dispose ni de transats, ni de parasols, ni de bars, ni de toilettes.
- Les transats et tavernes de Glystra ne sont plus disponibles après les dommages causés par l’incendie de 2023.
- Les prix des transats sont indicatifs et doivent être vérifiés sur place.
- Les longues plages du sud offrent généralement davantage d’espace que les stations du nord.
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Questions fréquentes
Quelle plage choisir à Rhodes si l’on veut vraiment du sable ?
Tsambika est mon premier choix pour associer sable, eau peu profonde et services. Agia Agathi convient mieux à une journée nature sans équipements. Faliraki et Pefkos sont aussi de bonnes options sableuses. Orientez vos recherches vers la côte est plutôt que vers l’ouest.
Où aller si la mer est agitée à Ixia ?
La côte est est généralement moins exposée que la côte ouest. Depuis le nord de l’île, Zephyros ou Faliraki sont des options à envisager pour retrouver une baignade plus calme. Vérifiez néanmoins les conditions sur place : changer de côte ne garantit pas une mer plate.
Agia Agathi et Glystra disposent-elles de transats ?
Non, selon les informations de ce guide. Agia Agathi ne dispose ni de transats, ni de parasols, ni de bars, ni de toilettes. À Glystra, les transats et tavernes ne sont plus disponibles après les dommages causés aux installations par l’incendie de 2023.
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